Un cycle en quatre temps

Le premier pistolet semi-automatique produit en série, le Borchardt C-93, voit le jour en 1893 en Allemagne. Le principe qu'il inaugure reste, dans ses grandes lignes, celui des pistolets modernes : à chaque coup, le canon et la culasse reculent ensemble sous l'effet du tir, ce qui éjecte la douille usagée ; un ressort ramène ensuite la culasse vers l'avant, ce qui chambre automatiquement la cartouche suivante depuis le chargeur.

Pistolet semi-automatique de type Mauser C96, avec son long canon et son mécanisme à bascule apparent au-dessus de la carcasse, crosse en bois quadrillée, présenté sur fond stylisé vert et doré.
Le mécanisme à bascule, ici bien visible, illustre comment le recul fait reculer la culasse pour éjecter l'étui et rechambrer la cartouche suivante.

Avantages et limites

Avantages : - Capacité supérieure à un revolver (souvent 10 à 17 coups selon le modèle et le calibre) - Rechargement rapide par simple changement de chargeur - Recul généralement perçu comme plus doux à calibre équivalent, une partie de l'énergie étant absorbée par le cycle mécanique

Limites : - Plus de pièces en mouvement, donc plus sensible à un entretien insuffisant - Plus exigeant sur la qualité et la régularité de la munition utilisée

Un mécanisme désormais très répandu

Plus d'un siècle après le Borchardt C-93, le principe du semi-automatique s'est largement généralisé et perfectionné : c'est aujourd'hui le mécanisme le plus répandu en tir sportif dynamique comme en usage de défense, apprécié pour sa capacité et sa rapidité de mise en œuvre.

Pistolet semi-automatique moderne à carcasse polymère, glissière striée et rail sous le canon, chargeur inséré dans la crosse, mis en valeur par un éclairage dramatique sur fond vert sombre.
Ce type de pistolet moderne, apprécié pour sa capacité en munitions et sa rapidité de mise en œuvre, illustre bien l'usage défense évoqué ci-dessus.

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