Deux façons de déclencher la même réaction
Quel que soit le système, le principe reste le même : le percuteur de l'arme vient frapper une amorce qui met le feu à la poudre. La différence se joue sur l'emplacement de cette amorce.
La percussion centrale, mise au point par l'armurier français Clément Pottet (un premier système dès 1829, perfectionné en 1855), place l'amorce au centre du culot de la cartouche. C'est aujourd'hui le système utilisé par la quasi-totalité des calibres de chasse et de tir sportif de moyenne et grande puissance.
La percussion annulaire répartit l'amorce tout autour du rebord du culot : le percuteur peut frapper n'importe où sur ce pourtour pour faire partir le coup. Plus simple et moins coûteuse à produire, elle équipe principalement les petits calibres comme le .22LR.

Ce que ça change concrètement
- Rechargement : une cartouche à percussion centrale peut être rechargée (l'amorce se remplace), pas une cartouche à percussion annulaire, dont le culot est déformé par le tir.
- Puissance : la percussion centrale supporte des pressions plus élevées, donc des calibres plus puissants.
- Coût : les munitions à percussion annulaire, plus simples à fabriquer, sont généralement nettement moins chères à l'unité.
Pourquoi ça compte au moment de choisir
Le choix ne se pose pas vraiment comme une préférence personnelle : il découle directement du calibre et de l'usage visé. Un calibre d'initiation comme le .22LR est quasi systématiquement en percussion annulaire, tandis que les calibres de chasse et de tir sportif de precision sont à percussion centrale.