Un empire industriel bien plus large que les armes

Manufrance ne se limitait pas à la fabrication de fusils : l'entreprise vendait aussi des vélos et des machines à coudre, le tout via un catalogue tiré à un million d'exemplaires — une diffusion considérable pour l'époque. Elle publiait même sa propre revue, Le Chasseur Français, qui contribuera largement à sa notoriété bien au-delà de Saint-Étienne.

Composition évoquant l'histoire industrielle : un livre ancien, une cloche en laiton, un engrenage et une manivelle métallique, sur fond vert sombre.
Le catalogue Manufrance, diffusé à un million d'exemplaires, a largement contribué à sa notoriété bien au-delà de Saint-Étienne.

Des fusils devenus des classiques

Parmi les modèles produits par Manufrance, le Robust et l'Ideal sont devenus de véritables références du fusil de chasse français, encore recherchés aujourd'hui par les chasseurs et les collectionneurs pour leur qualité de fabrication et leur caractère.

Fusil à canons juxtaposés, crosse en bois quadrillée, présenté en diagonale sur fond stylisé vert et doré.
Les fusils Manufrance, comme le Robust et l'Idéal, sont devenus des classiques appréciés pour leur qualité de fabrication et leur caractère.

Un déclin qui n'a pas suivi son âge d'or

Malgré cette réussite industrielle et commerciale, Manufrance est mise en liquidation judiciaire en octobre 1980, faute d'avoir su moderniser son outil de production et son modèle face à une concurrence internationale de plus en plus vive — un destin qui reflète les difficultés plus larges rencontrées par une partie de l'industrie française de l'armement stéphanois au cours du XXe siècle.

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