Un remplacement tardif mais nécessaire

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'armée française équipe encore largement ses troupes de fusils Lebel et Berthier, conçus dans les dernières décennies du XIXe siècle. Le MAS 36, produit par la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne, est adopté en 1936 pour moderniser cet équipement, avec un mécanisme à verrou plus moderne et une cartouche 7,5x54mm spécialement développée pour ce fusil.

Carabine à verrou avec baïonnette fixée au canon, crosse en bois, présentée en diagonale sur fond vert sombre uni.
Équipée de sa baïonnette, cette carabine militaire à verrou illustre la conception robuste pensée pour un usage intensif sur le terrain.

Une conception simple et robuste

Le MAS 36 se recharge à l'aide d'un chargeur fixe de 5 coups, dans un mécanisme volontairement simple et robuste, pensé pour une fabrication en série rapide dans le contexte de réarmement de la fin des années 1930.

Le dernier de sa génération

Le MAS 36 restera le dernier fusil à répétition manuelle conçu par la France : les modèles suivants adopteront le fonctionnement semi-automatique, clôturant ainsi une lignée de fusils à verrou français qui remonte au Lebel de 1886 (voir l'article dédié).

Gros plan sur un ancien mécanisme métallique à charnière et manivelle en laiton, posé sur un socle, sur fond vert sombre.
Comme ce mécanisme d'un autre temps, le MAS 36 hérite directement des solutions techniques mises au point sur le Lebel de 1886.

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