Deux façons de réarmer le canon suivant
Sur un fusil à pompe, un mouvement de va-et-vient sur le garde-main éjecte la douille usagée et chambre la cartouche suivante, sans lâcher l'épaule ni quitter la cible des yeux. Le principe a été popularisé par le Winchester modèle 1897, mis au point par John Browning et fabriqué pendant soixante ans — un des plus grands succès commerciaux de l'histoire du fusil de chasse.

Le semi-automatique va plus loin : il utilise l'énergie dégagée par le tir lui-même (les gaz de la combustion, ou l'inertie du recul selon les modèles) pour actionner tout le cycle de réarmement. Le tireur n'a rien à faire entre deux coups, si ce n'est presser à nouveau la détente.

Avantages et limites
Fusil à pompe : - Mécanisme simple, robuste, peu sensible à un entretien imparfait - Fonctionne avec une plus grande variété de munitions (y compris des charges réduites) sans réglage particulier - Cadence plus lente, puisqu'elle dépend du geste du tireur
Fusil semi-automatique : - Cadence de tir supérieure, coup sur coup, sans geste intermédiaire - Recul généralement perçu comme plus doux (l'énergie est en partie absorbée par le cycle mécanique) - Plus sensible à la qualité de la munition et à un entretien régulier, en particulier pour les modèles à emprunt de gaz
Pour quel usage ?
En chasse, la pompe reste appréciée pour sa robustesse en toute condition (humidité, boue, munitions variées), tandis que le semi-automatique séduit pour le confort de tir et la rapidité en battue. En tir sportif, le choix dépend surtout de la discipline pratiquée et des habitudes du club.