Berthier MLE 1892 8x51R Lebel
650,00 €
Photos
Caractéristiques techniques
Catégorie : C
Marque : Berthier
Modèle : MLE 1892
Calibre : 8x51R Lebel
État : Non précisé
Mode de réarmement : Verrou
Longueur du canon : 450 mm (40 à 50 cm)
Canon lisse ou rayé : Rayé
Disponible en boutique
Description
MODELE DE 1899 AVEC HAUSSE REGLABLE
En 1892 les autorités militaires décident d'adopter un mousqueton afin d'équiper les personnels de l'artillerie. Ces personnels étant par définition en arrière des lignes il n'est pas nécessaire de les équiper d'un fusil d'infanterie, d'autant plus que la longueur et le poids du Lebel sont un handicap pour des servants ayant déjà de lourds fardeaux à transporter. L'arme prise comme point de départ est la carabine de gendarmerie Mle 1890 qui est adoptée telle quelle, la seule pièce permettant de les différencier (hormis le marquage) est la baïonnette qui est radicalement différente. Celle des gendarmes est en fait une épée-baïonnette mle 1886 similaire à celle du Lebel mais comportant une rainure sur le côté gauche de la poignée (pour le passage de la baguette) et un système de fixation par l'arrière. La baïonnette adoptée pour les artilleurs est d'un dessin différent et s'appelle désormais sabre-baïonnette mle 1892.
Son utilisation par l'artillerie sera étendue à d'autres personnels comme les sapeurs ou les mitrailleurs, les chasseurs alpins, le génie; l'aviation et même la marine en seront galement dotés.
Par la suite le mousqueton 1892 subira quelques modifications, en particulier en 1898 lorsque l'adoption de la balle D (Desaleux) amènera un changement de hausse, en 1902 lorsque le cran de sûreté du chien est supprimé, en 1909 lorsqu'il sera ajouté un tenon de recul sous la boîte de culasse destiné à absorber plus efficacement le recul et limiter la fragilité de la crosse, en 1913 lorsque l'embouchoir se voit doté d'un quillon, en 1927 lorsque la baguette de nettoyage est supprimée et son logement obturé par une pièce de bois, et à partir de 1932 réalésage de la chambre et renforcement du ressort de percuteur suite à l'adoption de la balle N.
Suite à l'adoption du mousqueton mle 1916 à capacité de magasin augmentée (5 cartouches au lieu de 3) de nombreux mousquetons mle 1892 seront transformés en mousqueton mle 1892 M16. Ils se différencient du mousqueton mle 1916 par l'absence de garde-main et le marquage de la boîte de culasse qui n'est pas modifié. En compagnie du mousqueton 1916 ils équiperont l'ensemble des troupes française jusqu'en 1940. La défaite puis le reéquipement en armes US de l'après guerre amènera leurs retraits, d'autant plus que des armes francaises plus modernes (MAS 36, FSA 49...) faisaient également leur entrée en scène.
Les mousquetons 1892 et leurs dérivés continueront un temps leurs carrière au sein des CRS et des établissements pénitenciaires puis seront remplacés par l'AMD 5,56 entre autres.
En 1892 les autorités militaires décident d'adopter un mousqueton afin d'équiper les personnels de l'artillerie. Ces personnels étant par définition en arrière des lignes il n'est pas nécessaire de les équiper d'un fusil d'infanterie, d'autant plus que la longueur et le poids du Lebel sont un handicap pour des servants ayant déjà de lourds fardeaux à transporter. L'arme prise comme point de départ est la carabine de gendarmerie Mle 1890 qui est adoptée telle quelle, la seule pièce permettant de les différencier (hormis le marquage) est la baïonnette qui est radicalement différente. Celle des gendarmes est en fait une épée-baïonnette mle 1886 similaire à celle du Lebel mais comportant une rainure sur le côté gauche de la poignée (pour le passage de la baguette) et un système de fixation par l'arrière. La baïonnette adoptée pour les artilleurs est d'un dessin différent et s'appelle désormais sabre-baïonnette mle 1892.
Son utilisation par l'artillerie sera étendue à d'autres personnels comme les sapeurs ou les mitrailleurs, les chasseurs alpins, le génie; l'aviation et même la marine en seront galement dotés.
Par la suite le mousqueton 1892 subira quelques modifications, en particulier en 1898 lorsque l'adoption de la balle D (Desaleux) amènera un changement de hausse, en 1902 lorsque le cran de sûreté du chien est supprimé, en 1909 lorsqu'il sera ajouté un tenon de recul sous la boîte de culasse destiné à absorber plus efficacement le recul et limiter la fragilité de la crosse, en 1913 lorsque l'embouchoir se voit doté d'un quillon, en 1927 lorsque la baguette de nettoyage est supprimée et son logement obturé par une pièce de bois, et à partir de 1932 réalésage de la chambre et renforcement du ressort de percuteur suite à l'adoption de la balle N.
Suite à l'adoption du mousqueton mle 1916 à capacité de magasin augmentée (5 cartouches au lieu de 3) de nombreux mousquetons mle 1892 seront transformés en mousqueton mle 1892 M16. Ils se différencient du mousqueton mle 1916 par l'absence de garde-main et le marquage de la boîte de culasse qui n'est pas modifié. En compagnie du mousqueton 1916 ils équiperont l'ensemble des troupes française jusqu'en 1940. La défaite puis le reéquipement en armes US de l'après guerre amènera leurs retraits, d'autant plus que des armes francaises plus modernes (MAS 36, FSA 49...) faisaient également leur entrée en scène.
Les mousquetons 1892 et leurs dérivés continueront un temps leurs carrière au sein des CRS et des établissements pénitenciaires puis seront remplacés par l'AMD 5,56 entre autres.
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